23 août. Depuis le 23 août dernier, un grand de la télévision française s'est définitivement tût (J'espère pour lui, vous comprendrez à la fin de cette chronique), terrassé par un cancer de l'estomac et du péritoine. Oui, Jean-Luc Delarue est mort. Enfin, pas exactement. Son corps est certes bien enterré au Père-LaChaise... Ah non pardon à Thiais, voilà, mais son nom résonne encore dans les couloirs des groupes de presses français, friands de nouvelles histoires à la Dallas, mises en scène volontairement ou pas par sa belle famille, divisée en deux fronts, d'un côté la team Père et de l'autre côté la team Femme, qui se font la guerre usant coups de pied de juridiques et coups de poing médiatiques, pour une question existentielle qui taraude toutes les familles qui n'ont rien d'autre à foutre que de s'empoigner pour savoir qui récupéra le pognon et la belle baraque de celui qui est mort. Quelle bel esprit de famille, de complicité, de toussa toussa.

    L'objet du litige est le testament laissé par notre brillant homme de télé, léguant tout ce qu'il possède à sa femme actuelle, Anissa Khelifi, dont personne ne connaissait l'existence il y a à peine un an, et sa société de production "Réservoir Prod" à son fils Jean, son ex-femme étant écartée de tout, alors qu'elle aurait encore la garde de Jean. Enfin à peu de choses près. Il en va que personne ne comprend strictement rien à cette histoire pour le moins surréaliste, surtout quand il y a à peine deux semaines, une fille cachée sortie de nul part réclame son dû dans les affaires d'héritages déjà bien compliquées. Bref, beaucoup de choses qui permettraient sûrement à l'heure actuelle, de faire de Jean-Luc un ventilateur en se retournant sans cesse dans sa tombe, s'il les entendait.

    Va-t-on continuer ainsi à salir la mémoire d'un homme, déjà amochée à l'aube de son décès par la presse à propos de son cancer, de son état dépressif et de son comportement avec lequel il traitait ses équipes, dit-on ? Ses proches, très proches ou peu, ne se rendent-ils pas compte de l'immonde vaudeville de piètre qualité qu'ils nous offrent à voir sur la scène médiatique française ? Et au final, qui s'intéresse à cette mascarade odieuse à part certains journalistes assoiffés de scoops, s’empressant d'exprimer, après avoir balancé leur dépêches, ho combien cette situation est tragique ?
Oui bon, il se droguait, il à craqué, il à pété des câbles et il à pas su gérer les choses comme il l'aurait voulu. Combien de gens trouvent refuges dans l'alcool ou la drogue sous la pression et la dépression ? Faut-il lui en vouloir ? Celui qu'on qualifiait de gendre idéal est devenu en l'espace d'un instant LE bouc émissaire qu'on adore mettre en une des journaux avec en gros titre "AFFAIRE DELARUE : [...] (encore un os.)". Tout cela pour du fric et encore du fric. Autant pour la famille que pour la presse. Tomber dans la drogue et en consommer n'est pas très moral pour l’image de prince charmant qu'il renvoyait. Ça l'est encore moins de se disputer pour un sac d'or sur sa dépouille.
Qu'en sera-t-il de leur conscience à la fin ? Moi je serais peu fier.

    En fait, c'est vrai, Delarue est mort triste et seul. Bien seul. Et on est pas près de le laisser se décomposer en paix.

"Une preuve, s'il en fallait une, qu'il en va des petits problèmes de santé entrainant la mort, comme de l'argent ?... Et que le vrai problème, c'est que quand on croit que c'est fini, ben ça recommence." (Phrase type de Bruno Donnet.)

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    @arthurforest

    Comédien amateur (6 ans), 18 ans.
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